Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 01:30

En 2009, les créateurs continuent à coucher leurs idées... sur le papier. Que ce soit via l'ordinateur ou le stylo-bille. Un réflexe qui n'a pas échappé à Constance Rubini, commissaire de l'exposition Dessiner le design, aux Arts décoratifs, qui explique l'intérêt de cette exposition. "Plus de 200 documents sortis tout droit des ateliers sont exposés. Dont quelques projets remarquables comme la voiture avec un toit escamotable, imaginée par Pierre Paulin en 1964-1965, ou le concept de jet de Kelvin 40, de Marc Newson, réalisé pour la Fondation Cartier en 2004. Cet artiste couche tous ses projets futuristes sur des carnets de croquis."


 

1. On y découvre des trésors méconnus

 

2. Le grand public approche le processus de création

"Un produit semble parfois réalisé en cinq minutes. Mais la multitude de croquis réunis autour d'un seul projet permet de comprendre sa complexité.Jasper Morrison, par exemple, réalise énormément de dessins, même si ses créations paraissent très simples."

 

3. Certains de ces documents sont des oeuvres d'art à part entière

"La question se pose en effet chez les designers qui dessinent le plus, surtout quand leur production picturale n'a pas forcément de rapport avec leur production industrielle. Je pense à Pierre Charpin ou aux frères Bouroullec, auteurs de la Vegetal Chair, qui reproduisent ce qu'ils voient dans la nature."

 

4. C'est la preuve que crayon comme logiciel peuvent faire des merveilles

"Les outils informatiques et les techniques de prototypage permettent des prouesses. En Suède, par exemple, les créatrices de Front Design ont mis au point un logiciel qui sert à dessiner du mobilier directement dans les airs!Toutefois, il y a dix ans, on ne jurait plus que par le dessin informatique. Choisir le crayon, le feutre ou le fusain est aujourd'hui une manière de se distinguer. C'est aussi une façon d'avoir plus de liberté quand il s'agit d'imaginer des objets totalement nouveaux."

Par BG - Publié dans : Décoration
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 15:48


Dimanche, Nicolas Sarkozy a publié un message sur sa page Facebook qui suscite un énorme buzz ce lundi. A la veille de la célébration des 20 ans de la chute du mur de Berlin, le chef de l'Etat raconte sa chute du mur de Berlin à lui, en affirmant qu'il était sur les lieux le 9 novembre 1989. À l'époque, Nicolas Sarkozy est âgé de 34 ans et il est député-maire de Neuilly-sur-Seine.

Une photo de l'événement a même été postée sur la page Facebook de Nicolas Sarkozy, où on voit ce dernier avec Alain Juppé, qui est alors secrétaire général du RPR. Ce cliché n'est pas daté.

Tout s'est compliqué quand dimanche soir, sur son blog, le journaliste de Libération Alain Auffray fait un petit décryptage du récit de Nicolas Sarkozy...

Etant plus apte à vous parler de high tech que de politique, je vous laisse le soin de juger par vous même la teneur des interrogations du journaliste de Libération.

"Le problème c'est que l'histoire qu'on nous raconte ne tient pas debout", indique Alain Auffray, qui cite un extrait des propos de Sarkozy diffusés sur Facebook:

"Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l’Allemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé pour participer à l’événement qui se profile."

Mais le journaliste ne l'entend pas de cette oreille. Il explique que "le matin du  9 novembre, personne à Paris - ni même à Berlin -  ne pouvait soupçonner que le mur allait tomber."

Et précise que "les radios et télévisions ouest-allemandes n'ont commencé à évoquer la "libre circulation" qu'à partir de 20h. Et ce n'est qu'après 23 heures que les Berlinois de l'Est, prenant ces informations prématurées pour argent comptant, furent si nombreux à se masser devant le poste frontière de la Bornholmer Strasse que les garde-frontière  est-allemands finirent par lever la barrière. Parole de témoin: jamais "l'événement" ne s'est "profilé".

Pour le journaliste de Libé, un deuxième point fait débat: Sarkozy indique sur sa page Facebook indique qu'"arrivés à Berlin ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s'est déjà amassée à l'annonce de l'ouverture probable du mur".

Or Alain Auffray souligne que "la foule était massée à l'Est. Et beaucoup plus au Nord, dans le quartier de Prenzlauer Berg. Les Berlinois de l'Ouest n'ont commencé à s'attaquer au mur que le lendemain 10 novembre", selon le journaliste.

Pour le journaliste de Libération, l'hypothèse la plus probable est qu'en ce jour événement du 9 novembre 1989, Nicolas Sarkozy se trouvait à Colombey-les-deux-églises afin de commémorer le 19e anniversaire de la mort du Général de Gaulle.

Voila une bien belle histoire racontée dans le seul but de redorer l'image de notre petit président qui est au plus bas dans les sondages.

"C'était trop beau pour y croire" se dit-on dans ces cas là?

En fait, je pense que le plus navrant n'est finalement pas ce coup de com' mais la façon dont quelques médias l'ont traité, sans prendre quelques heures pour décrypter/vérifier par peur de froisser NS et livrer une information fiable.

Après cela, il ne faudra plus s'étonner que ces mêmes médias "traditionnels" courent tout droit... dans le mur.

 

Edit de la rédaction du Post, ce lundi, à 10h:

- L'Elysée dément avoir bidonné cette histoire: "Ce qui a été relaté est la stricte vérité. Nicolas Sarkoy ne dit pas que le mur va tomber, seulement qu'il a des "informations" sur un "changement" à Berlin", rapporte 20 Minutes.fr.

Sinon, qui a rédigé le message sur la page Facebook de Nicolas Sarkozy? L'Elysée a fait savoir que c'est "le président", qui "a relaté lui-même les faits". Selon 20 Minutes.fr, "un administrateur est chargé d'écrire les mots que le chef de l'Etat ou son service de communication lui a dicté".

-Dès dimanche, cette vraie-fausse histoire a inspiré les internautes, qui ont imaginé Nicolas Sarkozy dans d'autres événements historiques... Voir les meilleurs photomontages du Web.

- Alain Juppé était avec Nicolas Sarkozy à Berlin. Comme l'a souligné L'Oeil du Post, Alain Juppé s'est un peu emmêlé les pinceaux en racontant sa chute du mur de Berlin à lui. Sur son blog, Alain Juppé dit qu'il a "franchi le mur" le soir du 9 novembre 1989, avec Nicolas Sarkozy. Mais sur TV5, il dit que cela s'est passé le "10 ou le 11"... Bizarre, non? (Voir la vidéo)

- Ce lundi, à 12h30, VSD -qui s'est procuré une autre photo de Sarkozy au pied du mur- assure que la version de l'Elysée concorderait avec la réalité.

Par BG - Publié dans : Divers
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 14:31


Le groupe pharmaceutique suisse Novartis a reçu l'autorisation des autorités allemandes de commercialiser son vaccin Celtura contre la grippe A(H1N1), un vaccin produit à partir de cultures cellulaires à base de reins de chiens plutôt qu'à base d'oeufs de poules.
Whouaf! whouaf!
Par BG - Publié dans : Divers
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 09:40


Hier soir a eu lieu le vernissage du Salon International du Patrimoine culturel au Carrousel du Louvre. Bien plus qu'une vitrine du foisonnement pérenne des savoir-faire, c'est un atelier vivant où se conjugueent les voix diverses de la tradition et de l'innovation, où s'élabore, se donne à voir et se transmetle patrimoine qui nous constitue et qui nous rassemble. Vous y trouverez des tailleurs de pierre, des peintres en décor, des ébénistes, des spécialistes des vitraux, des doreurs, des relieurs, des fabricants d'ombrelles, des orfèvres et autres joailliers... Allez y! Les Ateliers d'Art de France vous y accueillent jusqu'au 8 novembre, véritable ode pour l'art français... en fait, serait-ce cela l'identité nationale?
Par BG - Publié dans : Artisanat d'art
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 14:46

Le judo reste le troisième sport en France en nombre de licenciés. Un succès qui dépend de valeurs à préserver, à transmettre. C'est ce que fait François Fanni depuis longtemps, en tant qu'éducateur. Il vient de prolonger cette démarche à travers un livre.

JUDO 2008 Beijing 2008. Satoshi Ishii (JP). Foto: IMAGO. - 0 


Anton Geesink (champion olympique à Tokyo en 1964) a dit avant le début des Mondiaux de Rotterdam (26-30 août) que les lutteurs venus de l'Est avaient dénaturé le judo. Partagez-vous ce constat ?

François Fanni : Oui, absolument, et je le déplore dans mon livre ("Initiation et perfection pas à pas", sorti en août 2008 aux éditions Solar). Et ce n'est pas récent : c'est le cas depuis plusieurs décennies. On a dénaturé le judo en acceptant que des lutteurs s'introduisent dans notre sport. Il aurait fallu être plus vigilant, empêcher que le judo ne devienne une lutte comme les autres. Pour bien vous expliquer, je dirais qu'en tennis on n'empêche pas le joueur d'utiliser sa raquette, on ne lui bloque pas le bras. Le judo ne doit pas être une opposition de forces.

Cette tendance est-elle irréversible ?

F.F. : Je suis optimiste car il y a une prise de conscience au niveau international, et la France n'est pas étrangère à la volonté de changer les règles. Nous avons modifié les règles d'arbitrage jusqu'au niveau D2. Les Japonais sont aussi conscients de cela. Nous allons finir par améliorer la situation.

Tout cela est une question de pratique et de valeurs inculquées. Y-a-t-il en France une façon d'enseigner et de pratiquer le judo ?

F.F. : C'est une bonne question, et je ne saurais y répondre de façon catégorique. Certains judokas ont l'esprit, d'autres non. Tout dépend de l'école d'où l'ont vient. Beaucoup de professeurs essaient de communiquer cet esprit. A l'issue d'un combat, on assiste parfois à des manifestations de joie désordonnée. Y compris au plus haut niveau. C'est la marque d'un manque d'esprit de ce qu'est le judo. Pour tenter de répondre à votre question sur la pratique du judo en France, je dirais que selon moi un combat débute debout, et que dans l'idéal il doit se conclure debout. Mais, évidemment, il y a des spécialistes du combat au sol, qui développe les mêmes propriétés : le déséquilibre, la mobilité

Le judo a longtemps été porté en France par la popularité de David Douillet, champion olympique en 1996 et en 2000. Teddy Riner a repris le flambeau en obtenant deux titres de champion du monde. Est-ce que cela ne fausse pas la vision du grand public d'avoir un poids lourds comme locomotive ?

F.F. : Non. La façon de faire du judo n'est pas exactement la même suivant les catégories, mais la jeune Morgane Ribout, qui a remporté son premier titre mondial (-57 kg), à Rotterdam, peut aussi rapidement devenir une figure de proie du judo français. Pour cela, il faudra qu'elle assure une continuité dans ses résultats. Quant à Teddy Riner, on oublie qu'il encore très jeune. Il mérite cette place à part. C'est quelqu'un d'intéressant, qui communique bien. Je souhaite simplement qu'il ne prenne pas la grosse tête, car c'est arrivé à d'autres, qui ont oublié leur public, les judokas ordinaires.

Quand on écrit un livre, c'est que l'on a quelque chose de particulier, de différent à dire, à expliquer. Qu'est ce qui vous a donc motivé ?

F.F. : En fait, je ne me suis pas dis "je vais faire un livre". Cet ouvrage est le résultat de rencontres, des circonstances. On m'a demandé de le faire et j'ai accepté car je voulais développer différents points éparpillés dans d'autres livres : les valeurs du judo comme le code moral, les bienfaits du judo aussi bien pour les jeunes que pour les adultes. C'est là je pense l'originalité de ma démarche : expliquer les principes mécaniques, les techniques, les points d'appuis, les leviers de forces, l'énergie cinétique Avec des moyens intéressants - les mouvements sont décomposés dix images par secondes -, on montre la construction d'une attaque, et les suites qui peuvent en découler. Le livre est construit pour monter en puissance : il s'achève sur la prestation d'une ceinture noire 6e dan qui expose des techniques élaborées, plus fines.

Quel accueil pensez-vous qu'il aura ?

F.F. : J'espère qu'il sera bien perçu par les pratiquants, le corps enseignant. L'intention est de susciter des envies, des vocations, transmettre un message. Le judo m'a permis de me construire. Lorsque l'on reçoit beaucoup, on espère pouvoir donner en retour. C'est ce que j'essaie de faire.

Par BG - Publié dans : Judo
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